Mariage Haïtien : le conflit générationnel dans le choix du partenaire idéal

Par le biais d’une action solennelle, un homme et une femme établissent entre eux une union, comme le stipule l’article 139 du code civil haïtien en vigueur. Le mariage demeure le seul moyen légal de vie commune dans la société haïtienne. Autrefois, le choix du conjoint était l’affaire des parents, qui cherchaient à orienter leurs enfants vers un avenir meilleur (un conjoint au statut économique élevé). Au fil du temps, avec l’influence croissante d’idées nouvelles (occidentales) dans le pays, les tendances ont changé, entraînant un taux de divorce plus élevé selon certains, qui se demandent si la manière dont on choisissait un partenaire autrefois était meilleure qu’aujourd’hui.

Choisir l’homme ou la femme de sa vie demeure une étape cruciale dans la vie d’un citoyen, car cela peut changer à jamais le cours de sa vie. Certains considèrent même cela comme le début de l’apogée du succès personnel après une réussite professionnelle.

Il y a une vingtaine d’années, le choix du partenaire amoureux était étroitement lié à l’approbation des parents, qui définissaient des critères tels que la réputation familiale, la situation financière, le comportement dans le quartier, etc., avant d’accepter toute relation entre les amoureux. Certains imposaient même un partenaire soigneusement choisi à leurs filles, une pratique considérée par certains comme une mesure responsable des parents pour préserver la moralité de la famille.

Stevencia Montumaire, étudiante en administration en République dominicaine, se réjouit de constater que l’influence des parents dans le choix de son partenaire diminue de plus en plus au sein des familles. Elle considère cette pratique comme indécente, car les parents agissaient de manière autoritaire sans tenir compte des sentiments de leur progéniture. L’étudiante, qui privilégie un choix divin, encourage les jeunes à méditer pour trouver l’amour de leur vie.

Dans une entrevue téléphonique accordée à l’agence de presse, Péniel Bonhomme, co-animateur de l’émission Ann Bouste, estime que la méthode des parents pour planifier la vie de leurs enfants était meilleure qu’aujourd’hui. Il accuse les jeunes qui choisissent seuls d’être les auteurs de l’immoralité et des crimes passionnels récurrents dans la cité.

Malgré l’incapacité des concernés à choisir librement leur partenaire de vie il y a deux décennies, cela n’empêchait pas les couples de rester ensemble et de vivre dans le respect mutuel, selon le journaliste Watson Audibert. Il est d’avis, comme de nombreux autres, que le choix des parents constituait un véritable atout pour la réussite de la vie commune. Interrogé sur les critères de choix pour garantir une bonne vie de couple sans la bénédiction des pères, le journaliste invite ceux qui ont l’intention de choisir des personnes responsables, ayant un niveau intellectuel élevé et une bonne capacité de communication.

Jean Fradel, étudiant en électricité dans le pays voisin, est l’une des rares personnes à penser que le choix du conjoint doit être un mélange de principes ancestraux et de nouvelles idées pour préserver un minimum de valeurs morales dans les familles.

L’intervention des parents dans les relations amoureuses a ses bons et ses mauvais côtés sur le plan social et économique, selon Raquel Jozile, formateur en santé sexuelle et reproductive. Il estime toutefois que la liberté de choisir son partenaire favorise l’épanouissement au sein de l’union. Il plaide également en faveur d’une collaboration étroite entre les deux familles, qu’il considère comme la clé de la réussite de ces aventures.

L’influence directe ou indirecte des parents suscite des débats. Malgré les controverses que ce sujet peut engendrer, le choix appartient uniquement aux concernés, que nous encourageons à prendre le temps d’établir des critères avant de s’engager dans un processus de mariage, acte sacré selon certains observateurs. Si vous vous posez des questions sur votre futur conjoint, menez votre enquête et n’hésitez pas à demander des conseils aux aînés, en définissant clairement leurs limites.

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